Championnat de France de Pro D2

Phase Retour - J20

NEVERS / BIARRITZ

20 - 16

 

   

 

 

LA VICTOIRE EN TREMBLANT


 

 

 

Nevers a souffert mais s’est finalement extrait de la galère dans laquelle l’avait jetée Biarritz. Mal embarqués en raison d’une entame épouvantable, les Jaunets ont redressé la barre avant d’être à nouveau touchés en fin de rencontre. Touchés mais pas coulés !

 

BIARROTS GORILLE

 

Avant même le coup d’envoi, l’USON avait perdu son deuxième ligne Maxence Barjaud, malade. Frank Bradshaw le remplaça au pied levé… après avoir vécu une séance de physique, le matin même. Pour noircir le tableau, Jordan Sénéca s’assomma au contact du massif deuxième ligne Johan Aliouat, dès la deuxième minute. Si le pilier gauche local put satisfaire au protocole commotion, ce ne fut pas le cas pour le centre Ilikena Bolakoro, k.o. une minute plus tard, victime d’une percussion du colossal ailier gauche Ukawanakoro Tawalo, véritable poison pour la défense azur et or.

Dynamiques au possible, les Basques obtinrent le droit de déflorer le planchot, Maxime Lucu réussissant sa première tentative.

 

LE GENIE DE WINI

 

Dix minutes cauchemardesques venaient de s’écouler et les avants neversois décidèrent de secouer le cocotier. Nemo Roelofse et Max Curie se chargèrent de défier l’axe profond et l’arbitre accorda une pénalité aux Jaunets. Face aux perches, tout le monde pensa à une égalisation de Nicolas Vuillemin… Sauf Josaïa Wini Raisuqe. Le Fidjien la joua rapidement à la main, détruisit le rêve défensif et combiné de Jean-Baptiste Singer et Siosefo Manu, et se joua, dans l’en-but, de Simon Lucu. Vuillemin transforma sans ciller.

Dans la foulée, Julien Kazubek montra le bon exemple, volant une munition en touche et annihilant une offensive visiteuse au centre du terrain. La mêlée fut récompensée et Vuillemin ajouta trois unités au compteur local que tout le stade pensa en voie de gavage.

 

SPECTATEURS COURROUCES

 

Erreur grave. Le BO continua à monopoliser le cuir, balayant le terrain à plusieurs reprises. Acculés en défense, les Nivernais virent Fred Quercy les quitter pour dix minutes (le flanker sera d’ailleurs automatiquement suspendu, le carton jaune reçu étant son troisième depuis le début de saison). A un de moins, les Bourguignons n’encaissèrent que trois points, preuve que leur appétence défensive n’est pas une légende.

A 10-6 à la pause, le suspense restait entier d’autant que la mainmise du pack local en mêlée ordonnée ne semblait pas attirer les faveurs de Monsieur Boyer, sur lequel le public avait souvent aboyé.

L’inquiétude monta d’un cran dans les travées du Pré lorsque Maxime Lucu rapprocha les siens à trois fois rien (10-9, 48e’) et quand Biarritz commença à vider son banc, taillé pour l’exploit.

 

REACTION ET BALLE DE MATCH

Conor Trainor puis Rudy Derrieux, déchirant la ligne d’avantage, eurent l’occasion de ménager une fin de rencontre moins oppressante mais, à chaque fois, les Biarrots firent bonne garde. Et ce furent eux qui glacèrent le Pré-Fleuri quand, à la 67e minute, un numéro de Maxime Lucu vit l’ailier Yohann Artur et le troisième ligne Adam Knight piéger la pourtant hermétique défense azur et or. Pierre Bernard transforma depuis le bord de touche, boutant les Nivernais hors du bonus défensif !

Bien en place, le BO fut pourtant trahi par son talonneur remplaçant Sione Angaaelangi, auteur d’une faute sur Loïc Le Gal et expulsé dix minutes. La brèche ouverte, le paquet neversois s’y engouffra, une pénaltouche donnant le départ d’un maul dévastateur et terminé en terre promise par Jean-Philippe Genevois. En coin, Le Gal mit Nevers devant et conforta cette avance avec une pénalité (20-16, 76e’).

Une relance de Simon Lucu fit passer un avant-dernier frisson dans les tribunes du stade, le dernier survenant avec la pénaltouche de la gagne, bottée par Bernard dans le temps additionnel. Heureusement pour Nevers, le lancer ne trouva pas preneur, si ce n’est Janick Tarrit, heureux talonneur, qui put coffrer cette ultime munition.

 

Ovalien Dupré

 

 

LES COMPOSITIONS D'éQUIPES

 

   

15. Le Gal ; 14. Raisuqe, 13. Trainor, 12. Bolakoro (21. Derrieux, 3e’), 11. Bonvalot ; 10. Vuillemin (20. Urruty, 63e’), 9. Bessaguet ; 7. Quercy (19. Fraser, 63e’), 8. Fabrègue (cap.), 6. Kazubek (22. Cotte, 66e’) ; 5. Ceyte, 4. Bradshaw (18. Chalureau, 51e’) ; 3. N. Roeloefse (23. Lolohea, 57e’), 2. Genevois (16. Tarrit, 76e’), 1. Sénéca (17. Curie, 2e’-12e’ ; 57e’).

 

 

Manager Xavier Péméja ; entraîneur des avants Sébastien Fouassier, entraîneur des arrières Guillaume Jan.

15. Simon Lucu ; 14. Tawalo (2. Peyresblanques, 73e-79e) 13. Gimenez (22. Vergnaud, 71e’), 12. Perraux (21. Poï, m-t), 11. Artru ; 10. Maxime Lucu (cap.), 9. Doubrère (20. Bernard, 48e’) ; 7. Knight, 8. Manu, 6. Guiry ; 5. Singer, 4. Aliouat (18. Nabou, 58e’) ; 3. Millar (23. Tawake, 54e’), 2. Peyresblanques (16. Augaaelangi, 54e’), 1. J. Lourdelet (17. Synaeghel, 51e’). Non utilisé : 19. Cama.

 

Directeur sportif Matthew Clarkin ; entraîneur des avants Jacques Crojné, entraîneurs des arrières Fabien Fortassin et Henie Adams.

 

LES FAITS DE MATCH

 

NEVERS

BIARRITZ

 

ESSAIS 2 essais Raisuqe (11e’), Jean-Philippe Genevois (70e’) 1 essai Knight (67e’
TRANSFORMATIONS 2 transformations Vuillemin (11e’), Le Gal (70e’) 1 transformation Bernard (67e’)
PENALITES 2 pénalités Vuillemin (18e’), Le Gal (76e’) 3 pénalités Maxime Lucu (9e’, 26e’, 48e’)
DROPS

 

 
   

Carton jaune : Quercy (26e’)

Carton jaune : Augaaelangi (69e’)
   

 

 

LES INFOS EN PLUS

Vendredi 8 février, 20 h 30 – Stade du Pré-Fleuri. Nevers bat Biarritz, 20-16 (10-6). Points-terrain : 4-1.

Évolution du score : 0-3 ; 5-3 ; 7-3 ; 10-3 ; 10-6 ; 10-9 ; 10-14 ; 10-16 ; 15-16 ; 17-16 ; 20-16.

 

Stéphane Boyer (Occitanie). Juges de touche 1, Ludovic Carrillo ; de touche 2, Pascal Vitrac ; d’en-but 1, Frédéric Diaz ; d’en-but 2, Richard Nocart. Arbitre 4 : Walter Prache. Arbitre 5 : Laurent Gennero.

 

Temps frais et sec, pelouse en excellent état, éclairage parfait.

7.430 spectateurs.